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Charente (16) Angoulême arrondissement - 405
Sous la Terreur, l'abbé Vigneron, grand vicaire de M.
d'Albignac, évêque d'Angoulême, s'y réfugia au lieu
d'émigrer,et fit entourer a propriété d'un mur.
Scée et Pétouret (51 h.). Ces deux villages semblent
avoir été possédé ar le même propriétaire, au moins
depuis le commencement du XVI siècle. Il subsiste peu
e
de chose des constructions anciennes, deux vieilles
tours en ruines, restes du château de Scée. Ces deux
fiefs passèrent dans la famille Dumas du Portal et
Dumas de Salvert.
Les autres villages sont: le Portal (113.), Servolle (39 h.),
Chez Rousseau (65 h.), Beaubrenier (45 h.), Grand-Jean
(68 h.), etc.
Le chef-lieu de la commune, Vars, est situé comme
Montignac sur les bords de la Charente, à quatre
kilomètres de Saint-Amant t à quinze d'Angoulême.
Une population de 759 habitants se presse sur l'espace
assez étroit qu'occupe cette petite ville, bien bâtie et
centre d'un commerce considérable e céréales, de vins
et de bestiaux. Le 19 de chaque mois, une foule
nombreuse de marchands viennent traiter,sur le champ
de foire, des affaires commerciales très importantes.
Une très belle route met Vars en communication avec
Angoulême et le canton de Rouillac. La station du
chemin de fer est à un kilomètre au plus, et facilite ainsi
les relations entre la petite ville et le chef-lieu. — Elle
possède des moulins qui remontent à une haute
antiquité. Les deux rives de la Charente y sont reliées
par un beau pont de construction récente, car
l'inondation de 1859 emporta l'ancien, ainsi que celui
de Montignac 2
La Charente Communale Illustrée, Alcide Gauguié,
1865, pp. 176-179
2 On lit dans les annotations de Gabriel de La Charlonye sur
l'histoire de l'Angoumois de Corlieu, la description d'un tombeau
trouvé dans la commune de Vars; il n'indique pas l'endroit précis.
Vers l'an 1541 ou 1542, dit-il, on déterra un cercueil de plomb
cerclé de fer. Le couvercle, soulevé, laissa à découvert un
squelette bien conservé, ayant sur la poitrine, à la place du cœur,
une lame d'or couverte de caractères grecs régulièrement disposés
sept lettres sur sept. Ce fut en vain que les savants du temps
cherchèrent à donner une interprétation à cette inscription
bizarre. L'évêque Antoine d'Estaing fit présent de cette lame d'or
à Louise de Savoie. On ne sait aujourd'hui ce qu'elle est devenue.
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